Comment gérer ce résident « autoritaire » dans votre immeuble

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Réponse courte : ne vous laissez pas déstabiliser, soyez présent, préparez-vous et n’hésitez pas à demander un vote écrit. Le syndic ne joue aucun rôle ici, car il reste neutre et ne préside pas l’assemblée lui-même.

Réponse courte : ne vous laissez pas déstabiliser, soyez présent, préparez-vous et n’hésitez pas à demander un vote écrit. Le syndic ne joue aucun rôle ici, car il reste neutre et ne préside pas l’assemblée lui-même.

Le président autoproclamé de l’immeuble....

Vous le connaissez sans doute. Ce résident qui, à chaque assemblée générale, sait exactement comment faire, qui a tort et pourquoi les nouvelles boîtes aux lettres devaient absolument être bleu foncé. Avant même que vous ne vous en rendiez compte, la moitié de la salle hoche la tête et votre idée concernant ce local à vélos a déjà disparu sous la table.

Bienvenue au royaume des petits chefs de couloir.

Ce n’est généralement pas mal intentionné. Il s’agit souvent de quelqu’un qui habite là depuis longtemps, qui a beaucoup de temps et la conviction profonde que sans son intervention, tout l’immeuble s’effondrerait en une semaine. L’arsenal est toujours le même :

  • « À mon époque, quand... »
  • « Je connais quelqu’un à la commune qui a dit... »
  • « On a toujours fait comme ça. »
  • « Mon gendre est avocat. »

Le syndic est-il responsable de cela

Non, et mettons les choses au point. Votre syndic n’est pas un instituteur qui fait lever les mains. Un syndic organise l’assemblée générale, suit l’ordre du jour et veille à ce que tout soit juridiquement correct. Mais l’assemblée elle-même est présidée par un copropriétaire, pas par le syndic.

La majorité des voix présentes vote-t-elle pour des boîtes aux lettres bleu foncé ? Alors elles seront bleu foncé. Point final.

Le syndic est neutre. Il n’est pas une partie prenante. Pas un arbitre avec des cartons rouges. Cela semble parfois frustrant, mais c’est exactement ce que vous attendez de quelqu’un qui travaille pour tous les propriétaires.

Ce que vous pouvez faire

Voici la bonne nouvelle. Vous avez plus de pouvoir que vous ne le pensez. Il suffit d’agir.

1. Venez à l’assemblée générale. Cela semble évident, mais c’est la base. La moitié de la salle se dit : « Les autres iront bien. » Et c’est ainsi que ce résident loquace se retrouve à voter dans une salle à moitié vide comme s’il gagnait la finale de la Ligue des Champions.

2. Donnez une procuration à quelqu’un en qui vous avez confiance. Vous ne pouvez vraiment pas venir ? Ne donnez pas votre voix au hasard. Donnez-la à un voisin qui défendra vos intérêts. Et ne vous inquiétez pas : la loi interdit au syndic d’accepter une procuration, et personne ne peut en collecter plus de trois.

3. Préparez-vous. Lisez l’ordre du jour. Notez vos questions. Les personnes loquaces gagnent surtout parce qu’elles semblent mieux préparées, pas parce qu’elles ont davantage raison.

4. Demandez un vote écrit. Vous avez le droit de demander un vote écrit lors de l’assemblée générale au lieu d’un vote à main levée. Attention : ce n’est pas totalement anonyme, car le procès-verbal mentionne qui a voté quoi. Mais c’est beaucoup plus accessible. Pas de mains en l’air, pas de regards qui se croisent, vous inscrivez simplement votre choix sur papier, au calme. Pour ceux qui préfèrent ne pas être sous les projecteurs, cela fait une différence énorme.

5. Formez une coalition de personnes calmes. Un immeuble rempli d’introvertis compte tout de même dix introvertis. Parlez-vous dans l’ascenseur avant la réunion. « Que penses-tu de ce local à vélos ? » fait des miracles.

6. Demandez la parole, et allez au bout de votre question. Vous n’avez pas besoin de crier plus fort. Une question bien formulée adressée au président (« Puis-je ajouter quelque chose à ce sujet ? ») a plus d’impact que dix soupirs au troisième rang.

La majorité silencieuse est un mythe si elle continue de se taire

C’est là que réside l’essentiel. Les résidents loquaces ne gagnent pas parce qu’ils ont raison. Ils gagnent parce qu’ils sont là. À chaque fois. Avec ou sans connaissance du dossier.

Ce qui est beau, c’est que dès qu’un autre copropriétaire s’exprime, tout le schéma se brise souvent. Les gens osent se rallier, les sourires s’esquissent, et soudain, une discussion normale s’installe.

Accordez-lui aussi un peu de crédit

Souvent, derrière ce comportement dominant se cache quelqu’un qui se sent simplement très impliqué dans l’immeuble. Parfois un peu seul aussi. Pas toujours, mais souvent. Un sourire, une poignée de main et la phrase « Bon point, puis-je ajouter quelque chose ? » font plus qu’une année de frustration passive.

Et si tout échoue : un local à vélos attend quelque part dans votre immeuble. Avec ou sans boîtes aux lettres bleu foncé à côté.


Une question bien formulée a plus d’impact

que dix soupirs au troisième rang.


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